SHOKO in PARIS ~ Meet & Greet au plus près des fans (partie 3)
Les deux Meet & Greet n’ont pas affiché complet : nous étions donc entre vingt et trente personnes à chaque session. Mitsu en assurait l’animation et posait les questions, ou traduisait en japonais celles des fans. Shoko était quant à elle accompagnée de Julie Debelhoir, son accompagnatrice-interprète pendant tout son séjour.
Chaque Meet & Greet suivait le même déroulement :
- à l’extérieur de la salle, préparation d’un coupon indiquant ce que l’on souhaitait que l’artiste écrive, en japonais, en anglais ou en rōmaji ;
- quelques questions posées par Mitsu ;
- quelques questions du public ;
- un court échange individuel pendant lequel Shoko personnalisait le shikishi déjà présigné. Selon le jour, elle pouvait y dessiner une tour Eiffel, Mamitasu ou un petit personnage de l’anime préféré du fan.


Tout devait se dérouler dans le respect des consignes fixées avec son manager : interdiction de toucher l’artiste, une seule photo et signature sur le shikishi uniquement… Ça, c’était la théorie !
Pour celles et ceux qui connaissent déjà un peu Shoko, vous savez qu’elle peut parfois n’en faire qu’à sa tête (pour notre plus grand bonheur <3) . Aussi volubile dans ses réponses que spontanée avec les fans, elle pouvait décider de faire un câlin parce qu’un cosplay lui plaisait beaucoup ou de prolonger un échange. De quoi bousculer quelque peu le planning ! Chers fans de Yama, veuillez accepter toutes nos excuses pour le retard du samedi — même si, cette fois, notre artiste préférée en était la principale responsable !
Pour plus de simplicité, nous avons réuni sur cette page les questions et les messages des deux sessions.
Questions générales et messages de Shoko
Est-ce la première fois que tu viens en France ? Que penses-tu de la France de manière générale ?
Shoko : Je suis déjà venue à Japan Expo il y a douze ans. Je suis tellement heureuse d’être enfin revenue grâce aux demandes des fans, et notamment grâce à « elle », qui me soutient et m’encourage depuis tout ce temps. Son soutien a une nouvelle fois permis à mon rêve de se réaliser et de revenir en France.
Je me souviens que, lors de ma précédente venue, à l’époque de « Sorairo Days », ma mère m’avait offert une montre Chanel rose. Elle aime beaucoup la culture française et m’avait déjà accompagnée il y a douze ans. C’est pourquoi elle est encore à mes côtés aujourd’hui pour ce nouveau séjour en France.
Ce soir, tu te produis en concert dans le cadre d’Anisong Festa. Que ressens-tu à l’idée de chanter à nouveau devant le public français après toutes ces années ?
Shoko : Je suis vraiment très heureuse, car mon plus grand rêve depuis l’enfance était de chanter des anisongs, et ce rêve a fini par se réaliser. Au cours de ces douze dernières années, j’ai eu l’occasion d’interpréter de nouvelles chansons pour des œuvres comme Pokémon ou Gundam. J’ai ainsi acquis suffisamment d’expérience et de confiance en moi pour m’affirmer pleinement en tant que chanteuse.
C’est grâce à vous tous si j’en suis arrivée là aujourd’hui. Ce soir, nous allons créer tous ensemble un souvenir impérissable, et j’espère que nous crierons du plus profond de notre cœur : « Anime Song Banzai ! »
Cela faisait très longtemps que tu n’étais pas venue en France. Qu’as-tu pensé du public français hier soir ?
Shoko : Hier soir, c’était mon deuxième concert à Paris et j’étais très enthousiaste ! Est-ce qu’il y a ici des personnes qui étaient présentes hier ? Ah, merci ! « Sorairo Days », c’était vraiment génial, n’est-ce pas ? J’adore les anisongs ! Depuis ma venue il y a douze ans, mon répertoire d’anisongs s’est considérablement enrichi.
En plus, l’équipe de France a gagné son match de football hier ! J’étais donc très excitée à l’idée de pouvoir partager toute cette joie avec vous. C’est un souvenir que je chérirai toute ma vie. Je suis vraiment heureuse d’être en vie ! Je crois que c’est la première fois que je ressens une émotion aussi forte. Je ne l’oublierai jamais. Merci encore !
Message libre de Shoko le vendredi, avant les questions du public
Shoko : Tout d’abord, félicitations pour votre victoire au football hier soir ! Pouvoir être en France et regarder le match en direct à la télévision, c’était vraiment génial !
La nourriture est incroyablement délicieuse ! On m’a également offert du chocolat et des muffins. Tout le monde en France est si gentil ! Beaucoup de personnes m’ont parlé en japonais… Êtes-vous tous fans d’anime ? N’hésitez pas à me dire quels anime vous aimez et quels sont vos plus beaux souvenirs liés à ces œuvres.
Comme je suis moi-même passionnée d’anime et d’anisong, je suis vraiment heureuse que nous puissions nous rencontrer aujourd’hui et partager tous ensemble cette passion.
J’espère que vous serez là ce soir et que nous pourrons créer ensemble un souvenir inoubliable ! Je vais tout donner sur scène ! Je vous adore ! Merci à vous tous d’être nés !
Message libre de Shoko le samedi, avant les questions du public
Shoko : Depuis que je suis enfant, mon plus grand rêve est de pouvoir chanter des anisongs. Aujourd’hui, ce rêve est véritablement devenu réalité…
J’y ai beaucoup repensé depuis hier. J’ai été profondément touchée d’entendre tout le public français reprendre « Sorairo Days » à l’unisson et en japonais, mais aussi de vous voir tous danser ensemble sur les chansons de Pokémon, comme « Type: Wild » et « Dori Dori ». Malgré la barrière de la langue, nous avons réussi à dépasser les frontières et à ne faire qu’un autour de notre passion commune.
フランス🇫🇷
空色デイズ
大合唱!みんな叫んで飛んで
めちゃ盛り上がりました
メルシーボクー!!最高! pic.twitter.com/GvzcAB8uYH— 🍉中川翔子🍉🐈⬛ (@shoko55mmts) 10 juillet 2026
Shoko : Le Japon et la France forment un si bel ensemble ! Ce n’était pas un rêve, n’est-ce pas ? Nous étions vraiment connectés !
J’ai dit à tout le monde : « Ne mourez pas ! » — « NU. MURE. PA ! » — parce que je veux absolument continuer à chanter des anisongs et pouvoir revenir vous voir un jour. Tout cela m’a rendue très heureuse. Merci beaucoup !
Et un grand merci également à toutes les personnes venues du Japon pour me soutenir. Votre présence m’a beaucoup rassurée !
Questions du public
Shoko : Waouh, trop cool ! Il y a un Dekaranger !
Un fan : Je vous ai découverte grâce à Dekaranger. Ce n’est pas vraiment une question, mais j’espère qu’un jour nous aurons l’occasion de vous entendre interpréter des chansons de tokusatsu.
Shoko : Oui, c’est quelque chose que j’aimerais beaucoup moi aussi ! Comme j’adore les héros de tokusatsu tels que Dekaranger, je me demandais depuis tout à l’heure qui pouvait bien se cacher sous ce costume !
J’aimerais vraiment chanter un jour pour un héros comme celui-là… mais pour cela, il faudrait que je change de maison de disques !
Mais je pense que, d’une manière ou d’une autre, je réussirai à réaliser ce rêve. Je veux continuer à tout faire pour y parvenir !
Note : le fan avait retiré son masque pour prendre la parole. Au moment de cette rencontre, Shoko est sous contrat avec Sony Music Japan.
Un fan : Quel est le premier anime que tu aimerais faire découvrir à tes jumeaux lorsqu’ils seront en âge d’en regarder ?
Shoko : Aaaah… Que dire ? Quel choix difficile… Sans doute Dragon Ball ! Vous aimez Dragon Ball ? Petite, je regardais la série à la télévision et, avant même de m’en rendre compte, j’en étais déjà tombée amoureuse.
Un fan : Pour « Ray of Light », la chanson que tu as interprétée pour Fullmetal Alchemist: Brotherhood, comment as-tu écrit les paroles ?
Shoko : Merci pour cette superbe question. J’ai voulu me mettre à la place des personnages, mais aussi imaginer ce que pouvaient ressentir les fans de l’anime. Je me suis notamment inspirée de la relation entre Edward et son père.
Ayant perdu mon père lorsque j’étais petite — j’avais huit ans —, j’avais encore beaucoup de choses à lui dire. J’ai fini par les consigner dans une lettre… Je me suis inspirée de tout cela pour écrire la chanson, même si l’écriture de paroles reste un exercice difficile.
Un fan : Les chansons de Gurren Lagann, comme « Sorairo Days », nous procurent beaucoup d’émotions : de la tristesse, de la joie… As-tu toi-même une chanson qui te fait cet effet-là ?
Shoko : Oh là là ! Il y en a plein, plein, plein ! Impossible de n’en choisir qu’une seule ! Qu’est-ce que je peux répondre ? Euh… euh…
En fait, quand je me sens vraiment déprimée, j’aime écouter la chanson du film spécial de Jujutsu Kaisen ! Ça me rend vraiment heureuse ! Et puis Gojo a vraiment trop la classe ! Chaque fois que je le peux, je le regarde à la télévision et je me dis : « Pas besoin de payer pour ça ! » C’est tellement excitant que ça me bouleverse ! Rien qu’en entendant l’introduction : aaaaaah ! Alors j’adorerais vraiment pouvoir l’entendre en concert !
Un fan : J’ai beaucoup aimé l’anime 16bit Sensation: Another Layer, qui parle du monde de l’informatique et des jeux vidéo sur PC des années 1980. Connaissais-tu cet univers avant d’interpréter la chanson ?
Shoko : Pour être honnête, j’ai été vraiment très heureuse quand on m’a annoncé que le réalisateur de 16bit Sensation: Another Layer m’avait demandée personnellement pour cet opening ! Ma génération n’a pas vraiment utilisé les ordinateurs et ce type de jeux à l’époque… J’ai donc eu besoin de me plonger dans cet univers et de faire quelques recherches pour remonter dans le passé et donner la bonne ambiance à la chanson. C’était assez intense, en réalité…
C’est vraiment une partie de l’histoire que l’on retrouve encore aujourd’hui à Akihabara, ainsi que dans la culture otaku, qui s’est répandue au-delà du Japon et réunit désormais des gens du monde entier. À force d’étudier cette histoire, j’ai fini par ressentir une sorte de nostalgie pour cette époque…
Puis j’ai finalement chanté l’opening. Ce n’était pas facile, mais cette chanson est amusante : c’est vraiment un super morceau !
Un fan : Le premier manga que j’ai lu et le premier anime que j’ai regardé étaient Dragon Ball. C’est grâce à cette œuvre que j’ai développé ma passion pour les anime et les mangas. Quels ont été le premier anime que tu as regardé et le premier manga que tu as lu ?
Shoko : Le premier… Hum… Vous connaissez GeGeGe no Kitarō, ou Kitaro le repoussant, de Shigeru Mizuki ? Mon père m’avait expliqué que je ne pourrais pas grandir si je ne regardais pas GeGeGe no Kitarō… Alors j’ai fait de mon mieux ! C’est comme cela que j’ai commencé à aimer les monstres, les anime effrayants et tout cet univers.
En ce qui concerne les anime, c’est sans aucun doute Sailor Moon qui a eu le plus d’influence sur ma vie. J’ai découvert la série quand j’étais à l’école primaire : je devais avoir environ six ans. Depuis — et je ne plaisante pas —, je dois penser à Sailor Moon tous les jours, et j’y penserai sûrement encore jusqu’à ma mort… Aidez-moi, s’il vous plaît ! (Rires.) Non, mais vraiment ! J’y pense tous les jours…
Et pour le manga : Dragon Ball ! Et oui, j’y pense tous les jours également ! Je crois que je suis irrécupérable ! (Rires.)
Un fan : Après avoir chanté pour plusieurs anime emblématiques, qu’est-ce qui te donne aujourd’hui envie de dire oui à un nouveau projet ?
Shoko : Aujourd’hui, il y a énormément de choix. Il existe tellement d’anime, et tout le monde voudrait chanter des anisongs… Moi, je suis là depuis déjà vingt ans. Il est donc assez logique que ces chansons soient proposées à de jeunes artistes plutôt qu’à moi.
Pourtant, je suis tombée à la renverse quand on m’a annoncé que j’avais été choisie pour interpréter « Twilight Magic », une chanson du nouvel anime Kuroneko to Majo no Kyōshitsu ! J’ai été vraiment surprise… Peut-être parce que j’ai vieilli ou parce que je suis devenue maman. Je sais bien que cela ne signifie pas que ma carrière est terminée, pourtant…
À force de répéter que je voulais chanter des anisongs, j’ai l’impression que c’est peut-être devenu une formule magique… J’ai énormément de chats et j’ai vraiment l’impression qu’ils m’encouragent ! Et puis, dans cet anime, embrasser les fesses d’un chat brise une malédiction, alors que moi-même j’ai toujours fait cela avec mes chats… Je me suis dit : « Ah, c’est sûrement le destin ! »
Alors continuez à dire ce que vous aimez, continuez à y croire et n’abandonnez jamais ! L’important, c’est de ne pas abandonner et de ne pas mourir. C’est ce que je pense.
Un fan : Quelle est la chanson la plus importante pour toi parmi toutes celles que tu as interprétées ?
Shoko : C’est très difficile de choisir une seule chanson dans mon répertoire, mais je pense que je choisirais « Sorairo Days ». Tout comme le ciel change de couleur selon le temps ou l’heure de la journée, cette chanson me semble différente chaque fois que je la chante. J’y découvre quelque chose de nouveau à chaque interprétation.
En dehors de mon propre répertoire, je choisirais les chansons des années 1980 et 1990. J’adore les sonorités de l’ère Shōwa et les mélodies nostalgiques, comme celles d’Hironobu Kageyama pour Dragon Ball. J’aime également les chansons d’Akira Tada, en particulier celles aux sonorités plus masculines.
Un fan : Connaissant ta passion pour la France, pourrais-tu envisager un jour d’y acheter une maison, pour y vivre ou venir plus souvent en vacances ?
Shoko : Ah ! Ce qui m’a vraiment surprise, c’est qu’hier, en me promenant, j’ai croisé le mari de ma meilleure amie, qui est français. Je me suis dit : « Waouh ! » Mon amie a épousé un Français qui parle couramment japonais, et leur enfant est incroyablement mignon.
J’ai trouvé cela très sympa… Alors, si je devais divorcer, ce serait pour un Français ! C’est effrayant de penser comme cela ! (Rires.) Enfin, je dis cela parce que j’aime la France. Si je pouvais vivre ainsi, ce serait incroyable ! Cela dit, la personne française dont je parle vit actuellement au Japon…
Enfin, on n’a qu’une seule vie. Je ne veux donc rien m’interdire et j’aimerais pouvoir visiter encore beaucoup d’endroits !
Remise des cadeaux
Il était impensable d’accueillir Shoko et sa mère, Keiko — qui a beaucoup œuvré avec nous pour permettre le retour de Shoko cette année — sans leur offrir un petit cadeau. Deux sacs leur ont donc été remis pendant le Meet & Greet du vendredi. Celui de Shoko contenait des imagiers franco-japonais ainsi que deux peluches destinées aux jumeaux. Pour Maman Keiko, nous avions choisi quelques spécialités françaises !
日本から海外からパリまで
来てくれた皆様本当にありがとうございました
応援力強かったです。
プレゼント大切にするし
過ごした時間を忘れません。日本から応援していただいた皆様
ありがとうございます。感謝です! pic.twitter.com/W3tLbZYKi2
— 中川桂子 (@keikonakagawa99) July 13, 2026
D’autres fans ont également offert des cadeaux. Je n’ai pas pu tous les photographier, mais je vous partage ici ceux qui ont été publiés sur les réseaux sociaux.
Dans le prochain chapitre du live report…
J’aborderai les interviews réalisées par les médias. J’en ai déjà repéré quelques-unes, mais nous devons encore attendre leur publication avant de pouvoir en parler… Chuuut !